Un disjoncteur qui ne se réarme plus n’est jamais un simple incident. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un mécanisme de protection volontaire qui empêche un danger électrique plus grave. Ce type de panne concerne très souvent les logements anciens, dont l’installation n’a pas été adaptée aux usages modernes.
Cet article a pour objectif de vous apporter une compréhension claire et fiable du problème, sans jargon inutile, afin de vous aider à prendre les bonnes décisions pour la sécurité de votre logement.
Disjoncteur bloqué : que signifie réellement ce symptôme ?
Le disjoncteur est conçu pour couper automatiquement l’alimentation lorsqu’il détecte une anomalie : surcharge, court-circuit ou fuite de courant. Lorsqu’il refuse de se réarmer, cela signifie que le défaut est toujours présent.
Forcer le réarmement sans identifier la cause revient à neutraliser une protection essentielle. Le disjoncteur n’est pas la cause du problème, mais bien le révélateur d’un déséquilibre électrique.
Les causes techniques les plus fréquentes
- Surcharge électrique : appareils récents et puissants branchés sur une installation ancienne.
- Court-circuit : câble détérioré, prise défectueuse, appareil en panne.
- Défaut d’isolement : gaines vieillissantes, humidité, boîtes de dérivation non étanches.
- Absence ou défaillance de la terre : très fréquent dans les maisons construites avant les années 90.
- Tableau électrique obsolète : protections incomplètes, disjoncteurs non différentiel.
Cas réels rencontrés sur le terrain
Sur le terrain, les équipes d’AUREA rencontrent très régulièrement ce type de situation.
- Maisons anciennes avec ajout progressif d’appareils sans adaptation du réseau
- Tableaux modifiés au fil des années sans cohérence globale
- Installations sans mise à la terre conforme
- Humidité dans les sous-sols ou garages provoquant des défauts intermittents
Ces situations réelles sont détaillées dans les réalisations en génie électrique, illustrant pourquoi une analyse globale est souvent indispensable.
Quels risques électriques en cas de non-intervention ?
Un disjoncteur qui ne se réarme plus peut masquer des risques importants :
- Incendie domestique lié à l’échauffement des conducteurs
- Électrisation en cas de contact avec un élément sous tension
- Dégradation progressive de l’installation et des appareils
- Non-conformité pouvant poser problème lors d’une vente ou d’une location
La réglementation française impose le respect de la norme NF C15-100 pour garantir la sécurité des occupants. Pour une source officielle, vous pouvez consulter le texte de référence sur Légifrance.
Premiers réflexes à adopter sans danger
Ce que vous pouvez faire
- Couper tous les disjoncteurs divisionnaires
- Tenter un réarmement du disjoncteur principal
- Réenclencher les circuits un par un pour localiser le défaut
Ce qu’il ne faut jamais faire
- Ouvrir un tableau sous tension
- Forcer le disjoncteur à répétition
- Neutraliser une protection électrique
Remise en sécurité et conformité NF C15-100
Une remise en sécurité ne consiste pas seulement à remplacer une pièce défectueuse. Elle vise à :
- Garantir une protection différentielle adaptée
- Assurer une mise à la terre conforme
- Rééquilibrer les circuits selon les usages actuels
- Fiabiliser l’ensemble du tableau électrique
Dans de nombreux cas, cette démarche permet d’éviter des pannes répétées et d’anticiper des travaux plus lourds à moyen terme.
DIAGNOSTIC & CONSEILS
Votre disjoncteur ne se réarme plus ? Les équipes AUREA peuvent analyser votre installation, identifier l’origine du problème et vous orienter vers une solution durable et conforme.
Contacter AUREAQuand faire appel à un professionnel ?
Il est recommandé de solliciter un spécialiste lorsque :
- Le disjoncteur refuse de se réarmer sans appareil branché
- L’installation est ancienne ou peu documentée
- Vous observez des signes de chauffe ou de détérioration
- Vous souhaitez sécuriser votre logement avant une vente ou une rénovation
Un disjoncteur bloqué est rarement un problème isolé. Une analyse professionnelle permet de sécuriser durablement l’installation et de préserver la valeur du bien.



